"Mais avant je savais faire ça, j'avais pas besoin de pause, ..."
Quand une personne vit du stress chronique depuis longtemps, son organisme peut finir par s’habituer à fonctionner en état d’hypervigilance. Le cerveau et le corps apprennent alors à rester “prêts” à anticiper les problèmes, surveiller l’environnement, analyser en permanence, avoir du mal à relâcher la pression, se sentir tendu même dans des moments objectivement calmes...
Dans certains parcours de vie, notamment lorsqu’il y a eu beaucoup d’insécurité émotionnelle, de pression ou d’imprévisibilité, cet état devient parfois une logique intérieure. Une période calme peut alors "faire bizarre"/devenir inconfortable, tellement nous n'avons pas été habitué.
Certaines personnes remarquent par exemple qu’elles culpabilisent lorsqu’elles se reposent,cherchent inconsciemment à rester occupées, se sentent anxieuses quand “tout va bien”, ou ont du mal à profiter pleinement des moments de détente.
En séance, j'entends qu'elles culpabilisent, mais c’est souvent un système nerveux qui a appris, pendant longtemps, que relâcher la vigilance n’était pas totalement sécurisant.
La bonne nouvelle, c’est que ces mécanismes peuvent évoluer et notamment lorsque la personne retrouve progressivement des espaces de sécurité, de stabilité et de régulation
Anne-France